« Dans le cadre de l’exposition L’art au village du printemps dernier, Marina ROGOZINA, restauratrice d’objets en métal, comptait parmi les nombreux exposants. Au lendemain des Journées du patrimoine, nous avons pensé qu’il serait intéressant de revenir sur cette activité de restauration peu connue. NDLR

Marina ROGOZINA s’est fait connaitre par la restauration d’objets de culte. En effet, la plu-part de nos églises, bien qu’abandonnées des pratiques cultuelles régulières, recèlent des objets de culte destinés à accompagner la liturgie des chrétiens. Il s’agit des crucifix, encensoirs, ostensoirs, baisers de paix, chandeliers, bougeoirs, qui sont parfois de véritables œuvres d’art liturgiques, des pièces d’orfèvrerie remarquables. Ces objets, qui ne trouvent plus leur utilité, sont souvent relégués au fond d’un placard et ne sont pas exposés en raison des risques de vols et d’actes de vandalisme et tombent dans l’oubli.
Faute d’entretien, ces pièces, réalisées le plus souvent en bronze doré ou argenté, mais aussi en laiton, étain, cuivre, argent ou encore en fer voire en fonte, s’oxydent, rouillent, quand elles mérite-raient d’être restaurées.
Nous prendrons l’exemple de l’association des amis de l’église N-D de Bruyères, qui a entre-pris de faire restaurer un magnifique crucifix en bronze, aux caractéristiques qui ont pu être authentifiées, certifiées. Ce type d’initiative devrait inciter, tout un chacun, à apporter sa contribution à la sauve-garde de notre patrimoine cultuel.

Nombreuses sont nos église et chapelles qui pré-sentent un attrait culturel de par leur historique, leur architecture et leur mobilier.
L’exposition sécurisée, d’objets de culte remar-quables restaurés, ne pourrait que renforcer cet attrait.
Il se trouve que le Grand Laonnois a donc la chance de compter parmi ses habitants une per-sonne spécialisée dans la restauration, le traite-ment de conservation des objets en métal.
Cette activité de rénovation méconnue allie l’art et la connaissance du travail des métaux pour rendre aux objets leur état d’origine.
Toute personne qui serait porteuse d’un projet de rénovation d’un objet en métal, qu’il soit de culte ou non, ne peut être qu’encouragée à le sou-mettre pour examen à cette restauratrice qui se fera un plaisir à l’étudier. »

J-P. DAQUIN